Poésie Mon Amour 4

 


Comme.

 




Là où j’irai mourir prochainement peut-être
Accroché mon chemin à la vie fredonnée
Comme le moindre écho se tait à ma fenêtre
Comme l’on me donna ce que je crus donner,

Comme un ciel de mésange et douce et qu’on oublie ;
Sa petite chanson qui s’accroche à mon cœur,
Son parfum, au soleil, et quand s’en vient la pluie
Sa fuite dans le vent comme fuit le bonheur,

Comme « une maison bleue * » dans mon rêve d’hier,
La douceur d’un baiser aux granges du destin,
Ce qui me fit l’amour à l’orée des prières,
Ce qui prie, malgré moi, pour l’amour d’un matin !

Comme, comme danser, prendre le vent au vol !
Fuir est un peu rester lorsqu’on est trois fois rien,
Lorsque, d’un vieux buisson, un jeune oiseau s’envole
Et que l’on a été – à jamais – un vaurien !

Comme j’irai mourir prochainement, sans doute,
Avec un peu de paix en mon cœur révolté,
Comme je pris souvent de bien mauvaises routes
Comme je ne sus voir, en moi, La Liberté ;

Comme un soleil couchant sur les Monts de l’hiver,
Là où l’oiseau de proie règne en toute beauté
S’éteindra le demain de mes mots, de mes vers,
De mon chant de Guitare et de ma… Liberté !



* allusion à : « C’est une maison bleue »
Maxime Le Forestier





Sainte-Colombe

Le 4 09 2011

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Poésie Mon Amour


 

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