Les yeux de tes émois…

 



à M.A. 


J’aurai voulu pleurer mais les jours sont éteints !
Pleurer pour quoi, pour qui jusqu’au petit matin,
Jusqu’au secret du cœur dont mon cœur fut grisé,
Pleurer juste un instant, juste un instant osé !

La route se fait longue et mes larmes n’avouent
Ni ce que tu étais lorsqu’on se disait « vous »
Ni le geste qui vient, ni celui qui sera…
Mes larmes sont en moi, nul ne les connaîtra !

Et puis je m’enfuirai secrètement lié
Par des baisers d’antan à tes baisers mouillés ;
Je m’enfuirai si loin qu’il restera de moi
Sur le banc de l’amour, les yeux de tes émois !

Une ombre va glisser doucement sur tes yeux ;
Il fera beau demain, je serai silencieux
Un peu comme un oiseau, comme un triste pantin
Qui voudrait tant pleurer mais les jours sont éteints !



 


 


 

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