Ne sachant le blé de l’ivraie !

 

après avoir écouté le président de Notre République



Où je regarde l’on nous dit :
Qu’il fait bon par tous les faubourgs,
Que les cœurs battent par amour,
Que Chacun peut aller son jour…
Plus j’y regarde et m’en dédis !

Je relisais Victor Hugo !
Les combats qui furent les siens,
Son ombre, aux pauvres, devant rien
Ne reculant, et son soutien
Afin que nous soyons égaux !

Il défendit la République
Et vous aimez le vote blême
Où jonglent des Pouvoirs, quand même,
Irréguliers par ce qu’Ils sèment,
Fourvoyant vos esprits iniques !

Je regarde de loin, c’est vrai !
Autant que vous passez vos temps

A n’avoir rien pour un mendiant
Bien qu’en tout vous alliez votant
Ne sachant le blé de l’ivraie !

Vous restez béats et valides
Aux grands discours qui font les deuils
Comme l’hiver plisse les feuilles
A l’arbre et, souvent, sur vos seuils
Gît l’Homme qu’on dit : Invalide !

Votre France n’a plus de Nom !
Vous-mêmes êtes sans douleurs
Tant qu’au jardin poussent vos fleurs,
Tant que – chez Vous  -  il n’est de pleur
Hormis la voix qui dirait : Non !

Non ! non ! non à tout ce qui meurt,
Non à n’entendre l’Homme éteint
Lorsque Vous allez Vos matins
Besogneux, arrogants ( Pétain !)
Non ! Dites-le en vos demeures !

 
je persiste et je signe:

Alain Girard

Le 27 01 2010

 

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