Comme cet ange










C’est un soir
à boire aux dévolus,
à l’espoir
noyé de plus en plus
des « où il plut »
tous noirs !

Un soir-songe
élipsé de son rêve
où je plonge
dans l’eau comme en la grève
meurtrie des trêves
qui rongent.

Un rien bref,
une vieille dégaine,
juste une elfe
brumée là où m’entraîne
cette autre peine
en greffe.

Et je crois
le dessin du ciel bleu,
l’Etre en croix
qui me dit où il pleut,
du moins… un peu…
l’endroit.

C’est une heure
aux volutes étranges
à l’odeur
parfumée de l’orange
comme cet ange…
qui pleure.
 


vous écoutez le Prélude BWV 999 de Johann Sébastian BACH


Poésie Mon Amour