Aux lèvres de l’oubli.

 




A n’être jamais rien j’ai voulu tant de choses
Et renaître à la vie comme une pluie d’amour
Sur la route du temps dont le temps va son jour
Et revoir l’inutile et ses métamorphoses !

Je n’ai su deviner, ni comprendre, ni voir,
A peine – malgré moi – découvrir un baiser
Aux lèvres de l’oubli dont mon cœur apaisé,
Aujourd’hui, ne bat plus, ni ne veut rien savoir !

Je suis venu d’ailleurs comme ailleurs je m’en vais
Chaque fois qu’un trottoir élague mon mensonge
Il est la solitude au grotesque qui ronge
Une main déformée quand la vie la dévêt !

Parmi les autres soirs et les matins frileux
Comme à danser l’amour à l’aube d’un sourire
Et parsemer ses morts à grands coups de soupirs
Je divague mes riens quand – pour un rien – il pleut !

C’est une chanson douce, un vacarme et pourtant
Le secret de ma vie ne tenant qu’à ce fil,
A n’être jamais rien comme tout se faufile
Aux pénombres des vies dont la vie se prétend !

Je vous ai tant aimés, vous qui passez par-là
Comme un incognito dont l’outrance me blesse,
Une plaie sur la vie quand chacun se délaisse
Et qu’à n’être plus rien l’on ne dit pas cela !




Le 15 12 2009


mis en musique et interprété par:
Jean-Marie Djibedjian
ici: http://leschansonsdejmd.musicblog.fr/1259025/Aux-levres-de-l-oubli/




 

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