Et l'on vieillit, bien sûr!

 

 

 

 

 

A peine revenu de quelque ancienne plaie,
Éveillé, au présent, de celles qui demeurent ;
Incertain, passager, de vécus en rumeurs
Je me sens seul au bras d’un lieu devenu laid !

Il y eut des hivers plus doux que ce printemps,
Chaque saison a-t-elle éconduit son image ?
La blessure n’est pas particulière à l’âge
Et l’on vieillit, bien sûr, mais ce n’est important !

L’endroit même où faillit le désir d’un « mieux être »
Aux choses qui, jamais, ne m’ont connu vraiment,
A ce « je n’attends rien… tout est fait de tourments »
Aucune main, ce jour, ne comprend mes « peut-être »

Je ne livrerai plus bataille à l’entendu,
Ni, pour quelque illusion, n’aurai le moindre geste
Il est en ma pensée juste des petits restes
De ces gens - de partout - dont mon cœur s’est pendu !

A peine revenu de vieilles défaillances
J’entends encor les cris, les reproches, l’injure
Qui résonnent toujours comme l’on dit : « je jure »
Pour se faire approuver même par malveillance !

Il est aux plaies des vies, m’a-t-on dit, un matin
Qui guérit l’alentour quand le cœur s’est fermé ;
Alors, je reste ainsi, attendant, innommé
Dans ce lieu des plus laids où plus rien ne m’atteint. 

 

 

 

vous écoutez: La petite Mendiante de CARULLI



 

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