La bonne page

 


 



Le ciel ébrouait des sanctuaires
aux mornes négations du jour …
les Mots que certains, là, tuèrent
n’avaient eu le moindre séjour ;

les Mots balancés à la branche
au bout des cordes des raisons …
des Mots de rien, des Mots qui tranchent
… mais ce n’était pas la saison !

Il fallait que passa le temps,
attendre que l’on voulut bien …
mais à pendre les Mots autant
l’homme étouffait pour trois fois rien ;

écrirait-il d’autres gravures
toutes éclaboussées d’absences
qui essuieraient d’autres bavures,
en saurait-il encor le sens ?

Cela n’est rien qu’un provisoire
où tombe la nuit du chagrin
lorsque l’homme sait illusoires
les Mots d’ivraie, les Mots en grain ;

et le ciel ébroué d’invivre
en finissait de son voyage
à ne pas trouver dans le livre
la bonne page.


 

                                      vous écoutez: Recuerdos de la Alhambra
                                                          de
Francisco TARREGA

 

Poésie Mon Amour