Le rêve de Bonnie

 

 

 




Je suis Bonnie Parker et, la main sur mon flingue,
Je cherche, au bout du temps, au delà des barreaux,
Celui qui pourrait être – à l’aube des déglingues - 
Clyd’ Barrow !

Nous partirions tous deux, sur la route au soleil,
Ignorant, de ce monde, la loi des bourreaux
Et je serais, toujours, cette voix qui sommeille
En Clyd’ Barrow !

Nous pourrions vivre ailleurs et partout, en tout temps,
Abonnant l’histoire qui nous fit « héros »
Là même où je reviens, en ce jour, un instant
Pour Clyd’ Barrow !

Il me dirait l’amour en des sentiers perdus,
Loin du social abject où l’homme est numéro,
Il serait comme un frère, à mon âme, pendu
Mon Clyd’ Barrow !

Je l’entends, je le sais, je le sens libéré
Et ma vie tout entière et mon rêve et mon cœur
Sont à lui, sans détour, lorsque j’entends crier :
 « Bonnie Parker »


 


 

A Bonnie.


 

Oh que me revienne ce songe
Où j’ai gravé ton nom béni,
Ce rêve ancien que je prolonge
Pour toi, Bonnie !

Ce geste, ce regard, ta voix
Au temps que tous les temps renient
Quand même mon cœur n’entrevoit
Que toi, Bonnie !

J’ai mutilé mon existence
Et détruit ce que l’homme nie
En ce monde éprit de potences
Pour toi, Bonnie !

La route où j’ai semé mon rêve
S’entrelace en mes insomnies ;
De Nous, chacun pense : « Qu’ils crèvent ! »
Mais toi, Bonnie

Ta main sur mes yeux, ta douceur,
Couchée dans le sang rouge-nuit,
Tu es la femme, l’âme sœur…
On meurt, Bonnie !

Oh que ta vie soit dans mes yeux !
Serre mon âme sur ton cœur !
Je suis Clyde, le silencieux…
Bonnie Parker !



 

 

vous écoutez: Mélodie de Edvard GRIEG

 

Poésie Mon Amour

 

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