C’est à peine si j’ose.

 












Et puis le saxe à mort crache un solo d’enfer !
Je me retiens au vent de l’illégalité.
La boite pue l’alcool. Un vieux con éventé
Me crache son pognon sous le nez ! Faut s’y faire !

Quand je savais la mort, j’aurai du la garder !
Une fille aux gros seins pleurniche sur son sort.
Je me retiens au vent d’un impossible essor,
Et puis la guitare offre un écho attardé !

Dans la brûlure étrange, aux couleurs mensongères
Des spots élaborés je me souviens d’ailleurs :
Un vieux créneau de vie bourgeonnant de frayeur
Dont j’ai sculpté – en moi – l’étreinte passagère !

Le demi-clos de tout n’est qu’improbable rêve !
Et le saxe reprend sa gueulante d’acier ;
Le vieux con, dans son coin, est totalement scier
Par l’alcool et le bruit. Je m’en fous bien qu’il crève !

Dans les chiottes dorées, pas une éclaboussure
Et pas le moindre sang d’une aiguille perdue !
On snif ! Et le trait blanc est corde de pendu
A la gueule du monde où plus rien n’est censure !

J’entends le cri surfait de l’aube en overdose
Et les poubelles crient aux camions détritus .
Le saxo s’est éteint ! C’est fou ce que l’on tue !
Le matin dit la vie… C’est à peine si j’ose !



 



Année: inconnue
 

mis en musique et interprété par, Mon Ami,

Jean-Marie Djibedjian

ici:

 

http://leschansonsdejmd.musicblog.fr/1273556/C-est-a-peine-si-j-ose/

 




 

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