Le ciel.

 




Le ciel ouvre les bras à celui qui le nomme
et dans le pourpre et roux de ses orangés roses,
et les yeux de l’enfant comme les yeux de l’homme
et les yeux de la vie s’éveillent… Quelque chose,

imperceptible paix, douce pluie de lumière,
évoque un lendemain, un horizon radieux,
l’arc-en-ciel irradié à des pluies éphémères
n’est autre que la route qui mène vers Dieu.

Il est doux, il est sage ce songe qui naît
aux couleurs de l’amour dont le ciel est en feu
et celui qui le cueille et qui le reconnaît
ne craint plus de la vie ni l’écueil ou le jeu.

Son regard s’illumine et ses pensées s’apaisent,
l’homme devient enfant et l’enfant cette fleur
dont le parfum, partout, en toute chose apaise
les blessures des vies et la vie toute en pleur .

Le ciel ouvre ses bras comme ainsi je le nomme,
irrésistiblement je m’éveille à ses ors…
je serai cet enfant ou je serai cet homme
qui – au-delà de tout – dans le bonheur s’endort !

 

 

 

Poésie Mon Amour

 

vous écoutez Contemplation de Augustin Barrios-Mangoré