Comme s'éprend l'enfant...

 

 

 

 

Il me souvient d’avoir, en quelque autre séjour,
Cherché la main de l’homme en ma douleur extrême,
Espéré, quelquefois, au gré d’un nouveau jour
Découvrir, ici bas, quelques peuples qui s’aiment !

Parmi tant de chemins, tant de mésaventures,
De rencontres, de verve explorant les pénombres,
Je n’ai vraiment senti qu’auprès de la nature
Cette paix intérieure éclairant mon cœur sombre !

Il est ainsi mon lieu blotti à l’infini,
En ce ciel où je lis les beautés les plus pures,
Et l’orage et l’étoile, en leur indéfini,
Eveillent, sous mes yeux, ce que les hommes purent

Respecter, reconnaître ainsi que fut la vie
Un chemin pour chacun fleurit à chaque pas,
Sans secret aux blessures de l’inassouvi…
Mais les hommes voudront même ce qui n’est pas !

Je n’irai pas plus loin que mes yeux égarés
En l’horizon marbré, rougeoyant l’éphémère,
Plus loin que ces beautés que j’aime à savourer
Comme s’éprend l’enfant du regard de sa mère !

 

 

vous écoutez: Sérénade de: Franz Schubert

 


 


 

 

Poésie Mon Amour