Comme en mes yeux à naître !



à Marie
 




 

Et puis je te regarde au silence sans vie
De mes piètres émois que balbutie le temps
Comme en soi l’on ignore au cœur inassouvi
Une main d’autrefois qui revient, par instants !

Je regarde partout ! Et le ciel et la mer
S’embrasent sous mes yeux ! Le jour s’éteint ce soir
Et puis demain encor, encor d’un pas amer
Une étrange blessure écrit mon désespoir !

Je n’ai pas de secret à ton lointain obscur,
A la verve brûlée de tes baisers d’amour
Enfuis comme s’enfuient les pas qui ne vécurent
Sur le sable du temps, aux plages des « toujours ! »

Je n’ai rien qu’un sourire à t’offrir en partage
Et le geste éconduit d’un homme dégrisé
Celui qui fut, pour toi, cette ombre ou ce mirage,
Enfin juste un passant, entre tes doigts, brisé !

Je regarde partout ! Et la route et mon âme
Oublient le chant des mots ! Le jour s’éteint peut-être
A l’enclos de ma vie qui s’ouvrit pour la femme,
En tes yeux, dessinée comme en mes yeux à naître !





Le 23 11 2009

 

 

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