Dès…Cette heure.


 




Bateau
Peinture à l'huile de Jacques Rouvière







Et le monde entendit souffrir des millions d’hommes,
et des millions de cœurs évoquèrent la vie,
éclaboussant les mers, les montagnes d’envies
d’aimer, d’aimer ainsi que chacun se renomme ;

Et les vents de l’amour hurlaient à l’unisson,
le rivage du temps se parfumait d’étoiles,
les souffrances gonflaient, de grands bateaux, les voiles,
et les navires, loin, s’échouaient… O frisson

que d’entendre les cris s’effacer dans l’espace
et revoir, en leurs yeux, les hommes découvrir
leur premier jour de vie comme un bel avenir,
oubliant toutes plaies qui, sous l’amour, s’effacent.

O beauté que ce ciel épuré des laideurs,
O vertige infini que l’homme renommé
par l’envie de ses frères vivant pour aimer
et dont tout l’univers s’empourprait dès… cette heure !





vous écoutez Primavera-vals de Augustin Barrios Mangoré


Poésie Mon Amour