Souvenir étrange.



 








Et puis le ciel s’ouvrit. Une main de lumière
Épela mon prénom parmi les rouges feux
D’un soleil rose-rêve éclaté peu à peu
A la source jaillie d’un rocher éphémère !

Illuminé l’amour s’éveillait à l’azur
En des touches marbrées d’une écarlate pluie ;
Cette immense beauté s’infiltrait, à mesure,
Au fond de mon cœur sombre et de mes yeux-oubli !

Je devins l’arc-en-ciel sur la route des hommes,
Un éclair affamé qui apeure la nuit ;
Cet étrange bonheur dont le bonheur s’ennuie
Et le gré magistral de tout ce que nous sommes !

Et puis le ciel prit feu et mon âme gangster
S’envola vers le deuil de toute chose aimée,
Je fus au vent des riens, à l’horizon, semé
Et mes cendres en vie retombaient sur la terre !

Il n’est de tout cela qu’un souvenir étrange
Au probable des peu qui nous mènent partout
Comme on pleure où la vie se défait n’importe où,
Comme au ciel on entend le sourire d’un ange !

 

 

 

vous écoutez: Prélude n°3 de Heitor VILLA-LOBOS

 

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