Dans le feu des volcans.


 







Et puis j’irai dormir dans l’antre des montagnes,
avec mon rêve en feu aux laves des volcans
rouges parmi les ors que des bleus accompagnent
comme en ces symphonies qui ne savent à quand,

ni à qui, ni à quoi l’on voudrait s’inventer
comme le grand amour qui s’éteint dans le soir,
ou cet autre bonheur brûlé de liberté
que l’on nomme, ici bas, tout bêtement, l’espoir.

Je suis le froid du ciel ou la sève des arbres,
à mie mort ou mie vie j’éblouis ma sagesse
en laissant traîner, là, sur ces plaques de marbres
au cimetière en fleurs, mes mots d’ombres épaisses.

Et je meurtris l’histoire en sa folle diction
qui a tracé partout le chemin de nos croix,
j’avais la corde au cou, j’en connus l’affliction
dans le réduit du temps où il faisait si froid.

Alors les épouvantes de vos idées fixes
à nous conter la vie comme un éclair de joie,
de vos guerres filmées comme on tourne une rixe
dans un vieux dépotoir entre de vieux bourgeois,

vos élans au combat, aux violences extrêmes,
vos purifications et toute mise à mort,
moi je m’assoie dessus car Dieu sait comme j’aime,
dans le feu des volcans, mon amour qui s’endort.




vous écoutez: Choro da Sandade de Augustin Barrios-Mangoré


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