Au grenier des soupirs.



 





Au grenier des soupirs s’empilent de vieux rêves…
Plus le moindre horizon, plus la moindre rumeur,
Les toiles d’araignées à peine se soulèvent
D’un léger courant d’air sur ces choses qui meurent !

D’un geste délaissé l’on entrouvre un chemin
Dont même la raison a fuit le souvenir,
Était-ce ici où là et qu’elle est cette main
Maladroite ou bohème et sans nul avenir ?

Au plus près de son cœur l’on n’entend plus personne ;
La grisaille des pluies aux yeux de l’espérance
A semé ses chagrins et  - tout bas – l’on frissonne
Aux regrets égarés qui peuplent cette errance !

Il y a la mémoire et ce qu’elle a jeté
Par de-là tout ce temps qui ne veut plus rien dire ;
On écoute la vie, à demi hébété,
L’écho n’existe pas pour le moindre soupire !

Il y a l’impalpable aux doigts des plaies ouvertes,
Ces choses - qu’à présent -  l’on ne veut plus savoir
Et dans ce grenier-là les ombres se concertent…
Mais à l’ombre de tout que peut-on – encor - voir ?

Au grenier des soupirs où j’ai posé mon pas
Rien ne peut – désormais – rattraper mon retard !
Et je fuis, incertain, tout ce qui m’agrippa…
Les toiles d’araignées font songer qu’il est tard !








vous écoutez: Ibéria partie 1 EVOCATION de ISAAC ALBENIZ



 

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