Ma plus belle guitare.


 

 



 

Mais pourquoi m’as-tu dit que je n’existais pas,
Moi qui marchais sur l’eau rien que pour t’émouvoir
Et te tendais la main aux brumes de mes pas,
Pourquoi m’avoir tué avant de me savoir ?

Les plaies vives des vies maintenant me rassurent,
Je cherche, en ses secrets, de l’homme la souffrance
Et pleure un peu partout pour toutes ces blessures
Que l’Être inflige à l’Être en allant ses errances.

L’ombre, sous le vieil arbre, où j’apprenais la vie,
S’étend sur le ruisseau où coulent mes chimères,
Tu ne sauras, de moi, ni les peurs, ni l’envie
D’aller un peu plus loin sans être trop amer !

J’ai gravé sur le ciel et même bien plus haut
Des mots de rien du tout, mon visage défait,
Ma pensée fugitive et puis, comme un écho,
Le secret de ma vie presque étroit et surfait !

Je t’aime ? Non bien sûr ! Je divague un instant
Comme autrefois mon cœur épousait la nature…
Toute chose, ici bas, n’est que question de temps
Et ces mots, sur ma page, aimeraient la rature !

Mais pourquoi m’as-tu dit que je n’existais pas
Quand je délie ma vie et dénoue mon histoire
Où tu ne seras plus… Où tu ne seras pas
Puisque j’ai, dans mes bras… ma plus belle guitare !

 



vous écoutez: Prélude N°1 de: Heitor Villa-Lobos

 

 

Poésie Mon Amour

 

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