Je sentais quelque part…
 

 
 

(Alexandrins)


Je sentais quelque part que je devenais vieux
Peut-être dans la voix, peut-être dans les yeux,
Que mon cœur s’éteignait comme sans importance
Suivit mon pas, toujours, l’ombre d’une potence !

Il est des soirs, des nuits, des moments, des demain,
Des « Je ne sais plus où je t’ai lâché la main ! »
De ces choses brûlées sur le bucher des fièvres
Comme au feu d’un baiser la bouche devient lèvres !

On s’étonne de soi comme jamais la vie
Ne sut le contre temps de la plus belle envie
Dont l’orage du cœur eut du mal à comprendre,
Aux grands yeux du bonheur, pourquoi toujours se pendre !

On ne se souvient plus, on n’y reviendra pas,
A tant suivre la vie on en oublie son pas
Et fut-il incertain, dupé, malencontreux
Ou doucement contre Elle où Elle fut contre Eux !

Il reste dans l’obscur imparfait du savoir
Tout ce que l’on apprit comme l’on ne sut voir
Cette fleur au chemin, cette pierre aux souliers,
Ces vers, à cette nuit, à tout jamais liés !

Je sentais quelque part que je devenais vieux
Peut-être dans la voix, peut-être dans les yeux,
Et mes mots, à ma main, étaient là à demi…
La fatigue s’en vint… Alors je m’endormis !






Le 24 07 2009


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