Je veux tout le silence.

 

 
 

Je suis déjà ailleurs. Le temps exhibe en moi
Les couleurs infinies d’une route opportune
Et, bien que mon fébrile et, bien que mes émois,
Je veux aller plus loin que ma propre infortune !

Il n’est pas de secret pour celui qui regarde
A la fois sa mémoire et ses adversités ;
Il n’est de vagabond qui ne sache en ses hardes
Le plus petit soupçon d’un vent de liberté !

Je m’évade. Je sens l’autre demain du jour,
Et par les nuits troublées de mirages féconds
Je sais l’immensité du plus petit amour
Celui-là qui, jamais, ne fut autre qu’abscons !

Après que la laideur ait écrit de ses gestes
Les sursauts, le défunt de la vie révolue
On compte, çà et là, les quelques petits restes,
Les quelques petits lieux où il n’a pas trop plu !

Mais je m’en vais ailleurs. Je veux tout le silence
Et la beauté des cieux sous l’orage incertain,
Cette pierre sans vie que, par là-bas, je lance
En cet incognito où naissent…  mes matins !



Le 27 06 2008

 



 

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