Le vacarme des jours.

 

 





Le vacarme des jours a frappé à ma porte.
Etait-ce que le froid l’avait rendu frileux
Comme un soleil de nuit dont on sait bien qu’il pleut
Lorsque le jour écrit tout ce qui insupporte !

Il n’a pas de regret ! Il se complet à tout
Qu’importe la maison, le logis, le partage !
Le vacarme des jours frappe, frappe à tout âge
Et, par les vents, fleurit çà et là, n’importe où !

C’est le geste évincé que l’on songea d’amour,
Le fou frémissement d’attendre un Être cher,
Ou ce balbutiement évoqué dans la chair
Qui cogne au fond de soi puis nous brûle toujours !

Le vacarme des jours prend bien d’autres couleurs
Et se veut insidieux, immuable, fermé
Comme l’on rit parfois alors que quelqu’un pleure
Où le bruit de la vie nomme un Être à aimer !

Le voilà dérangé ! Non, je n’ouvrirai pas !
Va ton chemin ! Ma vie n’est qu’une ombre légère
Et par les demi-jours la nuit est passagère
Autant, tout aussi vrai, qu’a défailli mon pas !

Puis on regarde au loin s’il a quitté la route
Et si la porte ouverte est inscrite au secret !
Comme il fait bon soudain d’effacer ses regrets !
Comme il est mieux, en soi, de n’avoir plus de doute !

Le vacarme des jours a frappé à ma porte.
Etait-ce que le froid l’avait rendu frileux
Comme un soleil de nuit dont on sait bien qu’il pleut
Lorsque le jour écrit tout ce qui insupporte !




Le 12 02 2010

 



 

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