l'Auvergne...

à ma Chère Marinette qui est partie loin... là-bas...

   Dieu la bénisse...

                                           notre village natal

 

                    quelques vers que je lui avais envoyé

 

 

Lorsque le ciel étroit de nuages trop sombres
entrouvre, à l'horizon, des rougeoiements subtils
et qu'aux creux des sentiers longues, longues les ombres
s'effacent doucement et doucement s'effilent,

comme il me serait doux, dans un petit village
comme l'Auvergne en a, d'apostropher ce ciel
d'un geste simple, assis, sous de légers feuillages
au banc des rêveries et des gouttes de miel,

m'étonner, me surprendre et, délice du temps,
laisser mes souvenirs aller comme moi-même
aux songes nostalgiques, là, juste un instant,
juste ce qu'il faudrait, juste le temps qu'on aime!

Lorsque le ciel aurait blanchi toute pénombre
ainsi qu'à ses sommets l'Auvergne se réveille
et que dans les grands pins s'envolent, d'ombre en ombre,
tous les oiseaux de proie lents et lentes merveilles,

je serais assoupi, tranquille et rassuré
et seules les odeurs mutines des prairies
enlèveraient ce voil' que la nuit a posé
sur mes yeux, sur mes songes, sur mes rêveries.

 

 

vous écoutez: la Marche funèbre de Ludwig van Beethoven

 

 

Poésie Mon Amour