Le Poète-noir.

peinture murale 1975 Alain Girard

 

 


J’aurai bien d’autres vies pour connaître le monde,
Bien au-delà du temps, des beautés, de l’immonde,
Bien plus loin sur la route où n’iront plus les gens
Moi le Poète-noir en mon être indigent.

J’aurai l’éclaboussure du rêve en mes yeux,
De ces songes bannis lorsque l’on serait vieux
D’avoir, pour quelques droits, perdu le goût de vivre
Outre celui d’écrire, en quelques mots, ce livre

Où je regarde, bleu, le ciel de mes années
Que traverse un oiseau, lui seul à m’étonner
Maintenant dans l’absurde ou l’impossible geste
- Qui me tient ici bas pour le peu qu’il m’en reste -

S’évade et se surprend d’être encore en absence
Auprès de moi, de rien ou… de ce grand silence
En ses balbutiements comme des stratagèmes
A me dire : tu sais, ils sont loin ceux qui t’aiment !

J’aurai bien d’autres vies éblouies d’aventure
En des prairies de fleurs que sèment la nature,
Moi, le Poète-noir en mon être indigent
Qui trouvera la route où n’iront plus les gens !


 

Poésie Mon Amour

 

 

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