Alors l'oiseau blessé.



 






Vivre dans le dédale incendié des : « Je sais,
Il ne faut pas toucher la vie du bout des doigts,
Elle brûle l’amour, érige des excès
Dont – meurtri – l’on ne croit, quelque part, que l’on doit ! »

Elle vogue les jours prématurés d’ornière
A chaque pas petit, sur tous les horizons,
Et c’est demain encor ressemblant à hier
Et c’est demain toujours et la même saison !

Improbable parcours où l’on n’a rien appris,
A peine une chanson pour arrêter le temps
En un cœur oublié, une main que l’on prit
A l’endroit dévasté du lieu dit : un instant.

Vivre et vivre et puis quoi ? Et puis je n’en sais rien,
Ni l’aigre, ni l’affable ou le pourquoi d’aimer ;
Et j’entends de partout mes rimes de vaurien
Mais je n’écoute plus les mots que j’ai semés !

Au rivage embrasé d’un vieux soleil couchant
Se noie l’envie de tout, et s’effeuille mon livre
Alors l’oiseau blessé dont j’avais su le chant
Se blottit dans ma main… Je vais l’aider à vivre !

 

 

 

vous écoutez: Pavanas de Gaspar SANZ




 

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