Ou j'écris, ou je meurs.

 





Sur les bords incertains de ce monde-poubelle,
Après avoir cherché, en la vie, quelques fleurs,
Après avoir été et croyant et rebelle,
Un homme, parmi Vous, et qui se fait la belle
Ou j’écris, ou je meurs !

A trop y regarder, à trop Vous voir en face
En vos rues dépouillées, moi le piètre rimeur,
Et parmi vos déchets et, surtout, quoiqu’on fasse
Et pour l’Art ou l’Amour qui, bien sûr, vous dépassent
Ou j’écris, ou je meurs !

L’incognito convient à celui qui dérange
En ayant simplement voulu être semeur
De mots, ici et là, pour que la vie s’arrange
Et que l’on ne tue plus ni l’homme, ni les anges…
Ou j’écris, ou je meurs !

Il était un chemin de jeunesse étourdie
Aux premiers pas du jour dont j’aimais la rumeur
Mais vite Vous avez désorienté, dédit
Mes grandes illusions et, tout bas, je me dis :
« Ou j’écris, ou je meurs ! »

Sur les bords éconduits de Vos vies ancestrales
Puisqu’il naît, chaque jour, de nouvelles tumeurs
Que l’on entend partout, en chaque homme, le râle
Et que le monde encor glorifie vos morales…
Ou j’écris, ou je meurs !





vous écoutez: Remembrances OP 71 N°7 de:
Edvard GRIEG
 

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