Outre moi-même.

 


 

 


Les Mots, je te les dis dans l’orangé du ciel
A toi qui ne sais rien de moi qui n’ai appris
Ni même leur musique aux couleurs arc-en-ciel,
Ni même leurs couleurs aux musiques qui prient.

Les Mots, le saurais-tu, toi qui passe ta route,
Combien ils ont tenu de place dans ma vie,
Combien, combien toujours je fus à leur écoute
Dans la plus esseulée des plus seules envies ?

Les Mots, sur le trottoir de mon indifférence
Lorsque ma négation épouvante mes rages,
Je te les dis, sais-tu, aux couleurs de l’errance
Qui jonche, en ma passion, la passion de la page

Où vogueront tes yeux, toi que je ne connais,
Quelque part, n’importe où et qui regarde en moi
Par ces Mots gribouillés comme en l’étrange naît
la couleur musicienne d’un ancien émoi.

Les Mots, je te les dis… Prends les, outre moi-même,
Outre tout horizon, tout interdit, tout deuil,
Ils ne sont rien de plus que l’élan d’un poème
Que je pose le soir, doucement, sur ton seuil.

 

 

vous écoutez: Sarabande de: Fernando Carulli

 

Poésie Mon Amour