Texte pourri 1


Il ne dort pas…
Le vent glisse son ombre
Sur le monde défait,
Il pleut aux vagues des irréflexions,
l’homme est meurtri
Des sauts du vent
Désemparés
De l’immuable

Et sur l’étrange différence
Qu’il aperçut
Entre un vieux jour
Et d’autres tares
Il ne trouva plus rien …

Laisse aller, laisse aller
Ou … tue la mort.
 



Texte pourri 2


Il n’eut pas répondu
que déjà l’on savait,
un peu perdu,
ce qu’il voulait

mais ses yeux roux
de l’imprudence
ouvraient des trous
à l’ignorance

la multitude
des errances
et les études
de ceux qui pensent

le vieux soleil
l’autre demain
un chemin-ciel
des cieux sans main

une escapade
un petit jour
et puis … en rade
les mots trop courts.
 


Texte pourri 3
 


Crépuscule


Crépuscul', négation du vrai,
Brandit la lumière des maux
De tous ces êtres en secret
Que tout éteint, que tout rend faux;

Dénonce la laideur de l'être
Qui ne cherche pas à comprendre
Celui qui, là, juste secrète
L'idée d'aller plus loin se pendre;

Vomis l'urgence aux yeux des sourds
Quand le monde éteint toute voix,
Brûle les mots des êtres gourds
A ne vouloir savoir cela;

Ouvre aux montagnes les plaies - vite -
Des êtres meurtris de ce monde
Qu'ainsi ceux-là qui les évitent
A tout ce laid, là, se confondent;

Qu'ils taisent leurs propos inertes
Lorsque la mort poursuit sa ronde
Et qu'eux, oui eux, bouches ouvertes
Ignorent là le chien qui gronde;

Crépuscule des Hommes-Vies
Eclabousse ces gens qui dorment,
Violente leurs piètres envies
Et met le feu à leur conforme.

 


Texte pourri 4
 


Donner

 


Et mordre la poussière
dans la frayeur des ans,
n’être ni fort, ni fier
ne butter qu’à des pierres
est-ce, là, le présent ?

Ou bien toujours se battre
à n’en savoir personne,
être le feu à l’âtre
des hommes idolâtres
dont les bottes résonnent ?

Je ne sais qu’à ces choses
l’impossible parcours
où, de cela, l’on n’ose,
- par le vers ou la prose -
poudrer l’homme qui court ;

L’homme qui, loin devant,
bien que butant aux pierres,
oublie la pluie, le vent
dont s’écroulent souvent,
sans trop de bruit, ses frères ;

Je ne sais, mais il faut
pourtant tout raisonner
quoique sautant les faux
comme on dit : « par défaut »
j’aurais voulu … donner.
 



Texte pourri 5


à personne



Ne vous étonnez pas de moi
Lorsque j’invente des musiques
A des mots qui n’ont pas de droit,
Qui n’ont d’écho, qui sont … cyniques …

A ces mots-là qui ne résonnent
Car je ne suis là … pour personne !

Ne cherchez pas à voir plus loin
Que le geste parfois fragile,
Qui est pourtant souvent le mien
Et qui s’est tu … et quel est-il,

Dans ces mots-là qui ne résonnent
Car je ne suis là … pour personne ?

Vous n’y verriez que des tourmentes,
Qu’un regard un peu plus baissé
Chaque fois que le jour s’invente
A mieux, ici, tout délaisser.

Laissez ces mots qui ne résonnent
Car je ne suis là … pour personne !

D’ailleurs l’imposture est tangible,
Que feriez-vous, là, de ces mots ?
Que feriez-vous ? qu’est-il possible …
L’horizon pleure ou peut s’en faut
 
De ces mots-là qui ne résonnent
Car je ne suis là … pour personne !

Aussi … ne vous étonnez pas
Lorsque j’invente des chimères
Au gré de ma vie, de mes pas,
De ces errances douce-amère,

De ces mots-là qui ne résonnent
Car … je ne suis là … pour personne
 

 

Texte pourri 6
 


Ta chanson…

 


Frôle, frôle, frôle le bord
aux vents des palabres lumières
où tu perçus, lointain, l’abord
de l’éphémère

d’autres, d’autres, d’autres « peut-être »
aux petits lieux de ton histoire
où s’entrouvraient quelques fenêtres
quand ta guitare

folle, folle, folle pénombre
à nul écho ne résonnait
où, seule, là dansait ton ombre
qui ânonnait

quelque, quelque, quelque imprudence
à rêver des lieux interdits,
des pas de deux, des mots de danse
presque inédits

frôlant, frôlant, frôlant le bord
aux vents des émotions à naître …
mais déjà, là, sur le rebord
de la fenêtre

fanaient, fanaient, fanaient les sons
aux éclosions immaculées
aussi tu laissas ta chanson,
là, s’envoler.
 



Texte pourri 7
 


Il est peut-être bien ?

 


Le ruisseau s’ébouriffe
d’un petit vent distrait,
tout là-bas l’aube griffe
un homme qui se tait

aux rives infertiles
des vies jetées dans l’ombre
il est peut-être une île
un endroit inutile
un petit recoin sombre ?

un ruisseau médusé
d’une présence humaine
un petit vent rusé
quand l’homme s’est usé
au ruisseau de ses peines ?

Il est peut-être bien
un lieu-dit de repos
un ailleurs pour un chien
dont la vie a des riens
qui lui coll’nt à la peau ?

Le ruisseau va son court
le vent ses floraisons
l’homme apprend tout autour
le dégoût alentour
à l’aube des raisons.



 

vous écoutez:Confesion de Augustin Barrios-Mangoré

 

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