Texte pourri 8




Goût de vivre
Immergé,
Les détritus de vie
S’égrainent
Aux trottoirs des éclaboussures,
Vieilleries
Passagères,
Déglingues
Mutilées
Aux pourtours des abnégations !

 

 


Texte pourri 9

 
Visage insulté
De rides et du crachin
Du temps
Qui galope
Aux mots inaltérables
Eludés d’hécatombes
Où rien
Ne s’est passé
Aux masques des « je suis »
Tout court
Trop court
Inadmissible esprit
Aux deuils des importances
Nommées
A la diction
Des Lois
Sanglantes
Où j’appris
A aimer
Trop fort.
 

 

Texte pourri 10


Solitude éclatée
Aux vitres
Des sans abri
Bris de glace mortuaire
Aux poignets
Des réminiscences
Repère exacerbé
Des veilles insomniaques
Où s’éteint
La burlesque idée de vie
Conçue
Et l’ailleurs de s’y vouloir
Debout…
Debout
Solitaire éconduit
Des grincements de dents
Des bouffes congelées
Mec en croix
Sur le fil
Du rasoir.


 

Texte pourri 11
 

Un souffle de brisure
Sur un sol qui s’écartèle
Un mot
S’évade
Aux rêves diurnes
Des équivoques
Eclair ou feu qui s’imagine
Rituel
Bouffi d’orgueil
Comme un quatrain
Abandonné
Un souffle-mot
Au sol brisé
Pour trois fois rien
Pour cet amour
Et sa brisure
Ecartelée
Sa pauvre vie
Son idée fixe
Toi.

 

 

Texte pourri 12
 

Un cri d’océan douloureux
La plume s’en déflore
Le mot
S’altère
Fragilité
Des voix profondes
Que n’entend plus
L’histoire
Ni les colères
Ni les absurdes
Oublis
De soi
Et l’irraison des habitudes
Peint le silence
Entre guillemets
Dont s’évapore
Le geste-feu
Le geste-sang
D’écrire
Son nom
Sur sa propre mémoire
Pour être.

 

 

Texte pourri 13

 

Ebaucher, çà et là,
Des vers
En apostrophe
Pour un pronom qui veille
Au verbe qui s’en vient
Inconnu
Silencieux
Captif
Ou survivant
D’éclats de voix
D’un songe épris
D’inhabitude
Le tracer
L’émouvoir d’un autre son encor
Infinir sa présence
Aux mots irréguliers
Vivre
Avec lui
Simplement…
Ecrire.

 

 

Texte pourri 14


Brûlés aux orages des jours
les pénombres furtives
- imaginaire accueil -
m’exaltent.

Silhouette de rien du tout
tout en rien aperçu
dessus, dessous, par-là…
je songe.

Effeuille-moi la vie entière
en ton regard perdu
aux pas meurtris
des aubes.

Et par l’autre côté du rêve
où mon cœur mutilé
étend sur toi
son ombre

Emporte-moi, emporte-moi
aux orages des nuits
emporte-moi
…au ciel !


 

Texte pourri 15
 

Revenir...
et porter son regard
aux portes entrouvertes
là où quelque soleil
secret
s'incline
comme un matin d'ivresse
sur la vie
élipsée
sur l'eau douce
des pluies
que la mémoire dissipe
vivre avec soi
auprès de tout
et laisser doucement
monter au coeur
l'imaginaire.
 

 

Poésie Mon Amour

 

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