Texte pourri 26
 

Je... Silence de soi même
en soi même écouté
le coeur
le coeur d'un rien
en un rien balbutié
une petite rive
aux étangs de la vie
nénuphars
poudre-fleur
et la forêt qui dort
en son "Je"
éclaté
de chants d'oiseaux
l'azur
étoilé, tutoiement
de ce "je" silencieux

dont le coeur
parle encore

 

 

Texte pourri 27


Les Mots touchent des vides
s'éclatent
au grand soleil
se figent, se déversent
s'exilent
et le temps court
sa ronde
ouverte
où n'entre plus
le regard
de la vie!


 

Texte pourri 28.


Éclate le vent fou
Sur la verve des jours
Fripés
Désinfectés d’absurde
Égrainés, acrobates
Les jours de tant de nuits
Le « plait-il » exutoire
Des imaginations
Vieillottes
Où roucoule un colibri
Maraudeur
Et cette oraison funèbre
Au mur imaginaire
Que nul ne sait franchir
Cette oraison subtile
A ne plus rien savoir
Que ce vent que ce vent
Dans les têtes
Étonnées !


 


Texte pourri 29.


Les cris expurgent le tumulte !
Tu ne m’aimes qu’à tes dix doigts
Moi qui ne doit
Inculte
Être l’orgie ou le sang froid !

L’écrit blasphème l’invective !
Je suis le lieu d’un « n’importe où »
Partout
Le premier mot d’une dérive !

J’ai vu le ciel et sa blessure
Exacerbée comme on s’égare
Hagard
De mordre sa propre morsure !

Mon texte ne suit ma démence !
Il pleut sur bien des pauvretés
Choses ôtées
Semences
De l’inexacte Liberté !

Je regarde par-dessus Dieu
Que j’implore et qui m’entrevoit
Sur cette voie
Des yeux
Dont nul ne sait vraiment ma voix !

Tout se finit et tout s’essaime !
Il pleut sur la route du temps
Sur cet instant
Poème
Où je meurs bien incompétent !


 

Texte pourri 30.


 « So long Marianne » *
Adieu bonheur

Il est une heure
Où rien ne flâne !

L’esprit dévêt
Toute pensée
Et vers l’assez
Moi je m’en vais !

L’absurde écrit
Toute existence
Et chaque errance
Y sait son cri !

Le fruit de l’ombre
Est un chemin
En cette main
Où le cœur sombre !

J’ai psalmaudié
Toute gageure
Et rien ne jure
En mots dédiés !

Seul équilibre
Au bord du temps
Le songe-instant
Qui serait libre !

Ma révérence
Écrit quand même
Ces mots-poème
Ultime errance

Que j’aime !
 

* So long Marianne chanson de Léonard Cohen
 


 

Texte pourri 31.

le 17.03.2007

Plénitude insomniaque
Élaguée des parfums
Si fins
Au miroir démoniaque
Qui leurre
Les pleurs
De la vie secondaire
Où l'on se croit perdu
En soubresauts posthumes
D'un courant d'air
Pendu
A sa propre coutume
A cette inallégresse
Qu’agresse
Aux visages des songes
Nos infinies douleurs
Ces fleurs
Mensonges
A notre insu
Gonflées d’orgueil
D’inhabitude
Écueil
Brûlant
Le lent
Espoir
Au soir
Des plénitudes
Déçues !



 

Texte pourri 32.


Mordre l’eau
Où court un rêve
Exutoire…

Batifolez-moi
Je vous devine
Effleurée
Dépourvue de réel

J’invoque l’intention
Où tout se dilapide
Et le temps
Et la vie
L’irrégulier secret
Des pleurs
Des songes
Le savoureux mélange
Des mains fertilisées
Aux maux
Des riens
De vous
De moi
De l’or éclaté au soleil
Du peu des choses établies
Où nul ne vit
Quand le froid prend tous les silences
Et qu’estompés
Au ciel des découvertes
Nous n’existons
Ni vous
Ni moi !


 

Texte pourri 33.



Courir vers toi
Briser le mur des retenues
Égosillées d’égocentrisme
Vaincre l’absurdité
Des camisoles
Où le cœur sourd
Bat son histoire
Et sous l’échafaud des spectacles
Aux coins des rues
Désabusées
S’écarteler d’amour
Au sommet
Des jugements derniers
Dévaler les barbelés de l’historique
La peau vive des jours
Éteints
Le sang
Aux yeux de la révolte
Où l’on n’apprend jamais
Son propre sort
Fut-il
Courir vers toi
Et puis jamais
A tout jamais
N’en revenir !


 

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