Texte pourri 16


La pourriture des Mots
au soleil des mémoires
étouffait
ses silences.
Il en viendrait à s'en détruire,
à n'éluder
- original -
que l'ombre des vieux temps
pleurés de mélodies,
que la nuit sur la route
quand ses bottes résonnent
pour un Mot éperdu
lui racontant
sa vie.

 

 

Texte pourri 17

Les volets sont clos…
Le vent déchire à l’arbre
Quelques branches fragiles.
Au soleil
L’ombre bouge
Et le temps s’y retient.
Retient moi
Retient moi
De partir dans les airs
Outre les volets clos
Et l’arbre dévêtu…
De mendier mon présent
A l’illusoire
Et, dans mon sombre lieu,
D’inventer
Mon exil.

 

 

Texte pourri 18

Va au chemin des émotions
brûler ton coeur
vaincre ta vie
tes deuils
et par les jours assermentés
tire un trait
tire un trait
sur la lucarne des mélasses
où tu ne vis qu'en ta mémoire
l'homme effondré
des petits jours
glorieux
au drapeau des adversités
toi
comme l'ombre de ma vie
brûlant ton coeur
en cette histoire
que l'on voudrait
faire
nôtre!

 

 

Texte pourri 19

Vieille ruine au chemin
Du déjà vu
Vieux refrain que tes mots
Sur l’amertume
Où déferle l’histoire
De l’homme en pluie
Des songes d’hommes
Accoutumés
A ne rien dire
Quand tu les vois
Dans leur misère
Ethylisée
La gueule ouverte
A l’habitude
Le cœur fermé
Sur l’idée fixe
D’un rêve étroit
Egalitaire…
Egalitaire ?
Quand l’homme en pluie
Traverse ses faubourgs
Où je t’ai vu
L’ignorer.

 


Texte pourri 20


Je ne sais tous ces bruits
A l’encontre des temps
Qui m’assomment

Ces pluriels écrits
Au gré de tout instant
Pour les hommes

Comme l’échevelée
De ma plume insomniaque
En éphémère

Et ces cris envolés
Sous les drapeaux que claque
En sa misère

Le vent des vieux oublis

Balafré le visage
En ses révoltes

Et par tout ce qui lie
L’homme à ses vieux mirages
Sa vie en volte-

Face à lui, face à rien
Regard comme épuisé
Des certitudes

Dont je ne sais ces bruits
A l’encontre des temps
Qui m’assomment

Ce maladif esprit
Où je perçois pourtant
Que je suis l’homme

Inégal, étouffé
Des rien de plus à vivre
A l’ici-bas

Mon cœur ébouriffé
Aux pages de ce livre
Où je me bats.

 


Texte pourri 21


Vieille nuit incendiée
Des étoiles filantes
Quand le songe s’évapore
En un rêve éternel
Sur le bord de la question
Demeurée incertaine
En ton oubli
Du temps
Qui divague en pénombre
Et cette démesure
Qui t’appartient
Ce demi-siècle éclair
Où tu n’as rien bougé
A part ce qui s’éteint
Aux lumières des survies
Parmi ce peu de choses
Eclatées dans tes yeux
Quand
Tu te regardes…
Et qu’il n’y a personne !

 

 

Texte pourri 22

Evasion
Barreaux rouge
Du sang des prisonniers
Desséché
Au soleil-fascisant
Sur les étés des peurs
Inconscientes
Des mortes plaidoiries
Entre bouffe et caviar
Que dégueulent
Des robes noire
Et ta vie
S’indiffère
Tu te déglingues

Pour ton vieux job…
Là-bas l’attente n’a de parloir
Le ciel étouffe encor des cris
Le couperet
Single au matin
Mutilation
Sanglé, sanglant
Mort mort mort mort
Et l’on patente
Les bouchers !

 


Texte pourri 23


Médiocrité
Parole éteinte
Plaie vive
Des imprécis désabusés
Sur l’heure
Détournée des regards fossiles
Vieille idée fixe
Et dévolu
Jeté, jeté par l’horizon
Du mensonge acrobate
Exil
Apprivoisé des métaphores
Poudreuses
Aux yeux malades du « plait-il »
Dévasté l’infini s’éteint
Des verves déployées
Sournoises
Comme le vent écrit de mots
Prescrits
Partout
Où je n’irai
Jamais.

 


Texte pourri 24


Je…

Je… Comme une altercation
Entre l’Autre et Celui
Qu’éteignent les blessures
Et les inaperçus
D’ici bas
Mensongers
D’ici bas
Fourvoyés
Comme une plaie ouverte
Aux antres des pénombres

Quand l’aube de la vie
S’éteint
Sur ses pâleurs !
Je… Comme un rien déformé
Au cœur des retenues
Un petit piètre mot
Maladif et meurtri
Une pauvre imposture
Ébahie de l’absurde
Et sa vieille façon
D’ébranler l’ici-bas !
Je… Comme un « tu »
Quelque part
Qui n’eut sa moindre chance
Ou son lieu dépourvu
De ciel clair
Sa délinquance-exil
Défaite de tout « je »
… Comme un autre parloir
Que nul
Ne visita !


 

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