Là-bas... pourtant.


 





Des mots voyagent dans le vide
de mon horizon incertain,
le ciel entrouvre, en quelques rides,
l’éclair avide du matin.

Le peu des choses incolores
aux lumières de la pensée
ne différencie dans les ors
des cieux, immensément sensés,

le « peut-être bien » que l’orage
gagnera l’horizon qu’effleure
la terre et la mer dont les rages
égratignent le son des fleurs

lorsque au vent parfumé des vides,
bruissent des goûts pour la douceur
dont on voudrait, partout, avide,
être le glorieux défenseur.

Mais les mots ont leur raison d’être,
l’on ne négocie pas l’écrit,
c’est, là, l’enfant qui vient de naître
et qui pousse, déjà, un cri !

L’on est tourné vers l’horizon
des vides insensés du temps,
l’on goûte l’odeur des saisons
et l’on s’en va, là-bas… pourtant.

 

vous écoutez Le testament d'Amélia de Miguel Llobet
 

Poésie Mon Amour