Quelques vers en passant



 

Il est dans les sanglots des choses inconnues.




Un peu, un peu plus tôt, un peu, un peu plus tard
Les refrains de la vie s’estompent malgré nous ;
Il reste quelque écho, désuet, à genoux
A trois notes de rien qu’éveille ma guitare !

Je chante, je déchante – une autre vie serait ? -
Mais à l’âge du soir qui s’en vient à grands pas
Le sommeil étourdi que je ne connais pas
Descend sur mon regard qu’il souligne d’un trait !

Les vies entremêlées comme des mains défaites,
Le tout petit de soi, l’immense de soi-même
Agitent, çà et là, quelques piètres poèmes,
Quelques adversités, quelques ombres abstraites !

Ignorer l’avenir, n’en vouloir qu’un silence
Et laisser défiler les regards sur des murs
Qui racontent, tout bas, en un simple murmure,
En images troublées, sa propre nonchalance !

Un peu, un peu plus tôt, un peu, un peu plus tard
Qu’importe ce qu’ici mon songe porte aux nues !
Il est dans les sanglots des choses inconnues
Pour trois notes de rien qu’éveille ma guitare !



Le 28 05 2008

 

Et j’ai… Cent ans !


Le soir approche en pas tranquilles
L’heure de vivre
D’une presqu’île
D’un soleil flou
L’heure du fou
Qui se veut libre !

Il tient dans mon verre un sanglot
La pénombre et
Même un halot
Une rumeur
En ma demeure
Que j’aime ombrée !

Le temps, vois-tu, se déshabille
En contre jour
Comme une fille
Un peu timide
Comme mes rides
A tout amour !

Et par toutes les émotions
En cet instant
Meurt la passion
Comme au brouillard
L’homme est vieillard
Et j’ai… Cent ans !


Le 24 05 2008

 


 

J’ai bien compris cela.


Je sais qu’on finit seul au détriment des jours,
Que l’endroit n’est certain. J’ai bien compris cela,
Entendu par la terre un perpétuel amour,
Un regard évadé lorsque sonne le glas !

Le tout petit matin ébruite des sanglots,
Des douleurs imprévues. J’ai bien compris cela,
Apprécié sous le vent la puissance des flots,
Une main déguisée lorsque le cœur est las !

L’indécence à l’oubli est une démesure,
Un coin désaccordé. J’ai bien compris cela,
Regardé les yeux clos l’horizon et l’azur,
Une nuit de bonheur pour un jour sans éclat.

La petite pensée serait un cri éteint,
Une feuille à l’envers. J’ai bien compris cela,
Entrouvert sur le soir les gestes d’un matin,
Un pas de plus ici qui ne s’en ira là .

Je sais qu’on finit seul au détriment des jours,
Que l’endroit n’est certain. J’ai bien compris cela,
Écrit en ma mémoire impossible séjour,
Un vieux trou dans la terre où tout est calme et plat !



Le 22 05 2008

 

 

Le doux, le ciel sont ma demeure.



De l’autre côté de personne
Avec un peu de nostalgie
On sent des choses qui frissonnent
Un mot qui sonne
Le temps qui gît !

J’apprends ton aube et ton parfum
Le lieu de – quelque part – renaître
Où n’est le début, ni la fin
Et ni l’enfin
De se connaître !

J’ai vu, pour toi, sur ma guitare
Les songes blonds de la beauté
Il n’est trop tôt, il n’est trop tard
Ni de retard
Pour tout ôter !

Ôter les verves écarlates
Qui nous blessent sans le savoir,
Ces coups de sang, ces coups de lattes
Quand tout éclate
A ne rien voir !

Je vis sur l’île de mon ombre
Où psalmodient des contre-jour,
Allez – crois-moi – je ne suis sombre
Et les pénombres
Aiment l’amour !

Le doux, le ciel sont ma demeure
Et ma rêvance en liberté…
J’écris, je chante et je demeure
( Lorsque tout meurt )
A tes côtés !


Le 12 05 2008

 

 

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