Rencontre de plumes

 

 

Je suis heureux de vous présenter, ici, des textes nés en collaboration avec
 d'Autres Auteurs.
Les Plumes se sont croisées
Les Mots enchaînés
Et, maintenant, les Vers... parlent.
 

 

 

Lumière

 

écrit avec


Nouria 


 

Veux-tu que le soleil illumine ta vie,
Qu'il cherche, dans ta main, le goût de tes envies? (Alain)
Veux-tu que je te parle de ces belles choses,
qu'elles viennent parfumer tes doux vers en prose? (Nouria)

Ou bien veux-tu encor le parfum d'un sourire
Et le doux d'un regard qui fait tout refleurir? (Alain)
Veux-tu aller avec moi voir ce beau soleil?
Celui qui brille dans tes yeux quand tu sommeilles? (Nouria)

Veux-tu te réchauffer aux secrets de mon âme
Comme le fait un homme aux grands yeux d'une femme? (Alain)
Ou bien veux-tu encor me parler de l'amour
Comme le fait une femme en faisant la cour? (Nouria)

Je veux, dit celui-ci, je veux, dit celui-là
Que la vie soit un lieu digne de l'au-delà! (Alain)
Je veux, dit celle-ci, je veux, dit celle-là
Que la vie soit si douce et belle dans tes bras! (Nouria)

Alors s'ouvrit le ciel, immense plénitude
Où se tait l'impossible, où meurt la solitude, (Alain)
Alors s'ouvrit la vie, immense certitude
Où parlent les étoiles, où meurt l'habitude! (Nouria)

Il y eut un éclair, un geste, une Lumière
Ecarlate, enjouée qui ne fut éphémère, (Alain)
Il y eut un beau sourire, et puis un partage
Étincelant, le soleil cache ce nuage, (Nouria)

Et s'en vient doucement se coucher dans ta main
Comme un enfant s'endort en rêvant à demain, (Alain)
Et s'en vient doucement, se poser un baiser
Délicatement, tes yeux se mettent à pleurer! (Nouria)

 

Nouria & Alain Girard

Janvier 2009
 

 

 

Sur un coin de table.
 

 

Où le vide m’entraîne
Et la passion se pose,
A effacer la haine,
Ai-je l’âme qui traîne
En mes métamorphoses ?

A l’orée de mes vers
De doux petits chemins
Falsifient mes hivers
Et ma rime trouvère
Effeuille les demains…

Je regarde la vie
Et n’écoute mes sens.

A n’être qu’en survie
J’en oublie ces envies
dont, mon coeur, ainsi pense !

Et la pluie vagabonde
A l’ombre des regrets,
Et la pluie furibonde
En eau trouble, profonde,
Egare mes secrets. 

Je balbutie l’étrange,
Evoque ce que j’aime :
Une senteur d’orange,
Le mystère d’un ange …
Et s’écrit mon Poème !

 Lyne.C - Alain Girard
02/10/2006

 

Pitié !

 



Pour la vie qui ondoie en ses regards profonds,
La même où nous marchons chaque jour à moitié
Pour les choses qu'on fait et, souvent, se défont
Pitié !
A.G.

Pour l’enfant qui se bat dans le froid et la boue
Ne connaissant l’amour, ni même l’amitié,
S’entêtant, trébuchant quand sanglots le secouent
Pitié !
I.C.

Pour l’homme dont on dit : « Regardez le coupable »
Et dont un seul regard suffit pour le châtier
Puisque vous savez tout, braves gens respectables,
Pitié !
A.G.

Pour la femme battue dont le regard se baisse,
Frémissante de peur pour ses chers héritiers,
Avant que de leurs morts, les journaux se repaissent
Pitié !
I.C.

Pour tous les animaux, objets de convoitise
Pour l’ivoire ou la peau, pour des inimitiés,
Qu’un appétit de gain d’un même élan attise
Pitié !
I.C.

Pour tous les végétaux, garant de l’oxygène,
A outrances coupés par de faux forestiers
Amputant les poumons, entraînant la gangrène
Pitié !
I.C.

Pour tout, pour l’improbable et la méconnaissance
En ces jours où la vie ne sait plus amnistier
L’Être, en ses deuils, enfoui, oubliant sa naissance
Pitié !
A.G.

Pour plus et plus encore et au-delà de tout
Ce qui détruit la vie par tout le monde entier
Aurez-vous, assez tôt, quelque part… n’importe où
Pitié ?
A.G.

Isabelle Chevalier   Alain Girard

 

 

 

Le cœur au vent de l’horizon.

 





L'horizon s'effaçait. Le village rêvait
A de vertes prairies assombries de mystère.
L.C.
Et sous le vent des mots qui, pour un rien, dévêt
Les coeurs et les pensées tout autour de la terre
A.G.

Une pluie inondait quelque espoir résigné,
Qui venait à frôler doucement son présent,
L.C.
En fut-il, à jamais, si souvent éloigné
Qu'il ressentait cela, doucereux, apaisant.
A.G.

Mais un souffle de vie, le suivait malgré tout :
Envolant les faux-pas de perfide illusion.
L.C.
Et le jour se levait, ici ou là ; partout
Où la vie s'abandonne à la moindre allusion.
L.C.

Il regarda le rêve et les mauvais présages,
Conscient de n'avoir jamais vu leurs pourtours...
A.G.
A l'aube où les prisons savent l'homme sans âge
Il ignora sa vie et chercha l'alentour.
A.G.

Ailleurs, rien ne brillait – à part des faux semblants -
Dont l’atrait obsédant n’était que déraison,
L.C.
Il en était ainsi, tout était noir ou blanc
Comme si la nature eut perdu ses saisons!
A.G.

Pourtant la vie chantait à l'oiseau de printemps,
Bien que veille la peur qui meurtrit chaque espoir,
L.C.
Bien que soit, alentour, un soleil éclatant
Tout - ici bas - mourait en un même miroir!
A.G.

Le village rêvait à l'éclat d'horizon.
Les prairies ravissaient le jour et son secret,
L.C.
Et sous le vent des Mots où fleurit à foison
L'amour, la poésie, son coeur devint... discret!
A.G.
 


Lyne.C  Alain Girard

 

 

Au vent de la tendresse

 

 

 

 

Le vent de l'illusion fredonne en mes pensées
Des regards d'autrefois, des rêves du passé,  A.G.
Le souffle du bonheur joue de tendres accords,
Ressuscitant soudain de fabuleux trésors.   I.C.

Il est des petits lieux parfumés d'autrefois,
Frôlés de ce vent fou qui m'envole parfois,  L.C.
En des songes écrits comme des mots d'amour
Dont la ronde du temps méconnaît les séjours. A.G.

Alors, sortant du flou, peut jaillir une image
Tapissant mon esprit comme un troublant mirage I.C.
Qui caresse mon âme enivrée de douceur,
Effleurant, peu à peu, mon coeur et ses noirceurs. L.C.

Sur le mur de ma vie dansent, en parchemin,
Ces trois regards d'Enfants dont j'ai tenu... les mains; A.G.
Résonnent en échos les rires endiablés,
Echanges nés d'amour... souvenirs rassemblés. I.C.

Et même si le temps, un jour, nous offensât,
Il n’est plus beaux reflets que mon coeur enlaçât, L.C.
Ni plus belle raison de me vaincre moi-même
Et de, toujours plus fort, leur dire: "je vous aime"! A.G.

 

Isabelle Chevalier, Lyne.C, Alain Girard

 

 

vous écoutez: Suite Vénézuélienne Registro de: Antonio Lauro

 

Poésie Mon Amour

 

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