Et le cœur, sur la page.

 


 

 


Encore un jour qui se faufile
Aux rumeurs des vies acariâtres,
Comme s’éteint le feu à l’âtre
La lumière, au soleil, s’effile !

Et les plaies vives de mes leurres
Au faubourg des incognitos
Dorment, dorment, dorment bientôt
Au bientôt du temps qui m’effleure !

Il est de probables éclipses,
De ces sursauts qu’on n’attend plus,
Mais le temps d’écrire, il a plu
Au miroir des apocalypses !

Que sais-tu, de mes mots, là-bas,
Toi qui parcours mon écriture
Sans savoir toutes mes ratures
A la page de mes « tout bas » ?

J’ignore aussi cette présence
Au chemin de mes vers bradés ;
Ecrire c’est jouer aux dés
Le songe dans son apparence !

Encore un jour qui se défile
A ses propres élans ; sa rage
s’éteint et le cœur, sur la page,
jette sa lumière… Immobile !


 

vous écoutez: El Mestre de: Miguel Llobet

 

 

Poésie Mon Amour