Au Vagabond, Mon ami

 


 

 

Il pleut là, quelquefois quand les maisons sont closes
Et s’en va sous la pluie une silhouette au vent ;
Il pleut, et c’est ainsi que partout se déposent
Les larmes de la vie que l’on retient souvent.

Il pleut, mais rien n’arrête l’ombre que dessine
La lumière du soir aspirée par les heures ;
Il pleut le long des murs, l’eau ruisselle à leurs cimes
Mais rien n’atténuera ni la pluie, ni les pleurs.
 

Il pleut et la nuit noire estompe la silhouette
Que fouettait, tout à l’heure, un vent de l’infini ;
Il pleut et tout s’en va lorsque l’aube s’apprête
A jeter quelque éclat au plus noir de la nuit.
 

Il pleut là, quelquefois, sur le volet qu’on ouvre,
Peu importe la nuit du vagabond blafard …
Il pleut et c’est ainsi qu’au matin l’on découvre
Un homme fatigué couché sur le trottoir.



 

vous écoutez: La Catira de: Antonio LAURO

 

Poésie Mon Amour