En ma verve illusoire.

 


 

 


Aller, ça va s’en dire, il faut bien exister
Parmi ces vies de rien comme en ces rien pervers
Dont l’homme a, çà et là, quelque peu, suscité
Les moiteurs de l’été au milieu de l’hiver !

Et le froid – dis – le froid et même la chaleur
Et l’exigu de tout, toutes ces choses graves
Au morne des raisons qui calculent les heures,
Dis, quel est donc ce temps par ces temps qui t’entrave

Toi, moi, l’autre et celui dont l’exode est promis
Aux sources même vives des inaperçus,
Quel est ce ciel si bas sur cette route – ami -
Cette chaîne à la terre, à l’homme, à notre insu ?

Quelle est cette lumière, à vos yeux, morcelée,
Ce vide, ce néant dans les rues de vos rêves,
Ne sachant désormais, quelque peu, épeler
Un mot de vie, d’amour, un sanglot, une trêve ?

Quel est l’autre côté de la vie-requiem,
Ce là-bas sans façon, sans plaie, sans dérisoire,
L’autre côté de nous… la fin de ce poème
Ecrit petitement en ma verve illusoire ?

 

 

Poésie Mon Amour

 

 

vous écoutez:Cello Suite n°1 BWV.1007 Prélude de:
Johann Sébastian BACH